«TOULOUSE : DES MILLIONS D’EUROS POUR FAIRE DE LA PUBLICITE ET RENOVER LE CENTRE-VILLE, ET DES ELEVES DE LA REYNERIE QU’ON LAISSE SOUFFRIR DE LA CANICULE…»

Au plus fort de la canicule de ce mois de juin, la Mairie de Toulouse a demandé à récupérer les ventilateurs de certaines écoles (notamment dans le quartier de la Reynerie) pour les donner à d’autres.
La CGT Educ’action est choquée de cette démarche, sachant que dans ces écoles, malgré la mise en place de ventilateurs au plafond, il fait quotidiennement depuis une dizaine de jours plus de 30° dans les classes accueillant des élèves. Il fait 33° dans les salles des maîtres et maîtresses, dans les salles CLAE, dans les bureaux et les salles des techniques….
En plus de dégrader les conditions de travail, ces températures représentent un risque réel pour la santé des élèves et des personnels travaillant dans ces écoles.
La situation est tout aussi alarmante dans d’autres écoles. En période de canicule, il est quasiment impossible pour les équipes de répondre aux recommandations du ministère (ventiler les espaces, garder les élèves au frais…). De nombreuses écoles nous font remonter des relevés de températures alarmants (plus de 30° depuis dix jours, 33° en moyenne sur de nombreuses écoles, et jusqu’à 36° dans certaines !).
La municipalité toulousaine continue de dépenser sans compter pour tenter « d’embellir » à coups de millions d’euros le centre-ville en vue d’un classement de la ville au patrimoine mondial. Cette année elle a financé sur fonds publics la diffusion de plus de 800 spots publicitaires en mai-juin sur des chaines de télévision nationales. Et encore cette année les toulousains ont financé la venue de France 2 pour la deuxième année consécutive dans le cadre de la fête de la musique…
Et dans le même temps, ce sont encore et toujours les quartiers populaires qui sont méprisés par le
refus d’équiper les écoles d’appareils dont le prix public est d’une vingtaine d’euros.
Après les hausses fulgurantes des tarifs de demi-pension et la suppression de la gratuité pour les plus modestes, ainsi que du CLAE, aujourd’hui la municipalité continue d‘aggraver les conditions d’accueil
des élèves dans les écoles de la ville.
A quand un « spot » avec le témoignage de toulousain-es sur les conséquences des choix politiques de
cette municipalité ?
Toulouse le 23 juin 2017

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