TITULARISATION DES PRÉCAIRES OU PRÉCARISATION DES TITULAIRES ?

Parce que défendre nos droits à un statut et des conditions de travail dignes, c’est aussi défendre la qualité du service public d’éducation nationale pour nos élèves, retrouvons nous nombreuses et nombreux

Mercredi 30 mai 2018 – 14h00 – Rectorat de Toulouse

(Une demande d’audience intersyndicale est déposée)

L’Etat, et en particulier l’Education nationale, est le plus grand pourvoyeur de précarité.

Enseignant‐e‐s, personnels de vie scolaire, personnels accompagnant les élèves en situation de handicap (AESH), personnels administratifs, infirmier‐e‐s…

La précarité a de multiples visages. La précarité est une zone de non‐droit, où les personnels sont laissés dans l’incertitude, où il faut coûte que coûte s’adapter, où chaque rentrée scolaire est synonyme d’angoisse dans l’attente du réemploi, où les pressions hiérarchiques des chefs d’établissement ou de service s’exercent avec d’autant plus de force.

La précarité représente plus de 20% des emplois dans à l’éducation nationale et plusieurs milliers dans l’académie  de Toulouse (Enseignant-es, AESH, AVS, CUI, AED… : toute une panoplie de contrats plus précaires les uns que les autres avec, « comme par hasard », un taux de féminisation extrêmement élevé (plus de 90% pour les seules AESH).

Alors que le gouvernement a annoncé vouloir supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, il a dans le même temps annoncé un recours accru à aux contrats précaires !

Pour les enseignants non titulaires, la précarité c’est :

  • L’absence de transparence au niveau des affectations
  • Des salaires au plus bas
  • Des modalités d’affectation qui ne permettent pas de toucher les frais de déplacement et des affectations qui ne tiennent pas compte du domicile et de la vie familiale.

Des difficultés pour faire valoir ses droits (frais de déplacement, congés payés…)

 

Pour les AED et AESH, des conditions d’emplois indignes

Manque de la formation pour les personnels concernés, des temps partiels imposés avec des salaires plus bas que le RSA (830 euros par mois pour une AESH à temps plein !), des niveaux de rémunération indignes et des affectations multiples et toujours plus éloignées…

Opacité dans les conditions de recrutement mais aussi pressions au renouvellement !

Nous exigeons la titularisation sans condition de tou-tes les précaires et dès à présent :

  • le droit au réemploi sur des postes à temps plein
  • des critères clairs d’affectation
  • des conditions de travail dignes
  • une revalorisation salariale conséquente
  • Le respect de la loi par le rectorat de Toulouse en matière de contrat et de rémunération
  • La garantie de salaire en cas de non réemploi dès la rentrée.

Un recrutement académique pour tous les non titulaires avec élargissement des CCP notamment aux conditions d’affectations des personnels.

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