Compte rendu d’audience auprès du Ministre du 21 août 2018 : M Blanquer en Ariège !

La cgt éduc’action 09,  à l’occasion de la venue de M Blanquer à Foix puis Ax-les thermes, a demandé une audience auprès du ministère de l’Education Nationale. Notre syndicat  a été reçu et a  porté son analyse de la situation de l’Education nationale dans le département, des difficultés rencontrées par les personnels et nos revendications. L’Union départementale CGT a participé à cette rencontre.

 

Notre analyse et nos revendications :

Suppression de postes et rythmes scolaires.

 La pseudo-priorité donnée par le ministère à l’école primaire, la réorganisation de postes par rapport à l’éducation prioritaire mettent à mal le fonctionnement des écoles,  plus particulièrement en territoire rural concernant notre département.  Cette année, l’Ariège n’a pas été épargnée par les suppressions de postes. Cela aggrave les conditions de travail déjà détériorées depuis de nombreuses années (absences de remplaçants, effectifs importants dans les classes, souffrance au travail, …), une école désorganisée avec des changements de rythmes incessants au fur et à mesure que passent les ministères, un cadre institutionnel mouvant (préconisations ou impositions  pédagogiques, changements dans les programmes, autoritarisme…)

La question des rythmes a été abordée. C’est soi-disant plus de libertés accordées à l’échelon local pour s’adapter au mieux dans l’intérêt des communautés éducatives. La cgt éduc’action 09 pose le cadre national de l’éducation comme préalable à plus d’égalité sur l’ensemble du territoire.

L’Ariège est dans sa spécificité un département rural faiblement peuplé et en zone montagne . Les prévisions de postes reposent su une baisse démographique. Seulement, la vie dans les vallées autour des écoles ne se gère pas avec une calculette…

Enseignement professionnel en danger.

La situation de l’enseignement professionnel avec la mise en concurrence des CFA et de l’apprentissage sous statut scolaire (les lycées professionnels) pose problème. La CGT revendique l’efficacité à moyens décents de l’apprentissage sous statut scolaire avec reconnaissance de diplômes qualifiants sur l’ensemble du  territoire. En Ariège, département intégrant les spécificités de la loi montagne : nous parlons de  ruralité en pente aux vus des difficultés rencontrés par les lycées professionnels.

La mixité des publics génère de grosses difficultés pour individualiser la formation pour chaque élève . C’est impossible!! Qu’en serait-il si on proposait la mixité des parcours?  Il n’est cependant pas possible de faire des économies sur les moyens alloués aux établissements. De manière plus générale,  Il est nécessaire d’adapter le rythme et le temps d’enseignement à l’apprenant et aux emplois.  Ne pas se limiter à former les élèves à leur 1er poste (réducteur, presse-bouton) mais privilégier la formation du citoyen dans sa globalité et sa capacité à s’adapter. Si la qualification est laissée aux branches professionnelles, attention à ne pas faire des élèves de simples presse boutons. Le danger est là!

Jusque là, la responsabilité de l’emploi était du côté de l’entreprise. Désormais , suite à la loi XXL, il y a renversement de situation: la pression est mise sur l’individu responsable de son employabilité!! C’est une manière comme une autre d’utiliser la notion de liberté…

La reconnaissance du diplôme est un élément central de nos revendications car la validation de blocs de compétences ne permet pas à un élève de valider un  niveau de formation pour être suffisamment autonome et s’adapter . La question de la nationalité du diplôme a aussi été posée ; Comment permettre à des jeunes venant d’autres pays de valider une certification leur permettant de trouver un emploi ?

Précarité accrue.

L’aggravation de la précarité dans l’Éducation Nationale avec l’embauche de plus en plus massive de personnels précaires (AVS/ AESH, Personnels enseignants non titulaires en collège lycées et de plus en plus dans les écoles) ne permet pas un enseignement de qualité. La CGT éduc’action prône un cadre national de travail pour une plus juste répartition des moyens et une  égalité de traitement sur l’ensemble du territoire. Elle défend le rôle des syndicats dans le paritarisme pour permettre une gestion égalitaire des personnels ainsi que le statut de la fonction publique garant de l’indépendance des fonctionnaires .

Dans la gestion comptable de l’administration, notre syndicat a rappelé que nous sommes confrontés à des demandes de personnes en détresse sociale (précaire ou en situation de handicap). Cette gestion au prévisionnel ,au coup par coup, sans visibilité sur le long terme et marqué par le coût d’une mesure (ouverture de classe par exemple ou attribution d’une AVS pour un élève ) est une forme de précarité et de violence institutionnelle.

L’administration rappelle la transformation des contrats en nouveaux types de contrats qu’elle espère plus stable. La CGT éduc’action rappelle que le passage des CAE CUI en AESH s’est concrétisé par une baisse de salaire et qu’il faudrait privilégier des contrats plus longs en quotité horaire intégrant par exemple les temps de réunions informelles. Les agents dans les écoles sont devenus des personnes irremplaçables! La gestion des situations sociales de ces personnels est à réfléchir et à améliorer profondément !!

 

La CGT Éduc’action  et l’UD  demande aux camarades et aux syndiqués d’être présent et disponibles pour les mobilisations à venir.

La CGT Educ’action 09

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