Élections professionnelles 2018 : pour une prise en compte de la spécificité de l’académie de Toulouse

Élections professionnelles 2018 : disparités, explosion démographique, votons CGT pour une prise en compte de la spécificité de l’académie de Toulouse.

L’académie de Toulouse est une grande académie, sur 8 départements, avec de fortes disparités, entre la métropole toulousaine et les territoires ruraux. Elections professionnelles 2018 : disparités, explosion démographique votons CGT pour une prise en compte de la spécificité de l’académie de Toulouse

De plus, cette académie connaît une progression démographique continue, par l’essor de la Haute Garonne et du Tarn et Garonne. A la rentrée 2018, ce sont 2 530 élèves supplémentaires dans les établissements publics de l’Éducation Nationale par rapport à la rentrée 2017.

On constate une augmentation globale des effectifs de 12 % depuis l’année scolaire 2000-2001, notamment dans les départements de la Haute-Garonne (+ 18 900 élèves soit une augmentation de 20 %) et du Tarn-et-Garonne (+ 5 060 élève soit + 30 %).

La diversité territoriale conjuguée à la progression démographique ont pour conséquence  la dégradation des conditions de travail.

Pénurie de postes et de moyens et dégradation des conditions de travail et d’étude

Quelques exemples :

  • L’augmentation des postes à compléments de service  : certains postes sont créés sur 2 établissements parfois distants de 30 voire 40 kms.
  • Les fermetures de classes et même d’écoles dans les territoires ruraux.. Dans beaucoup de départements ruraux les DASEN et les grands élus signent ou ont signé des « protocoles triennaux de maillage territorial des écoles rurales » qui prévoient la fermeture échelonnée de plusieurs dizaines d’écoles à une et deux classes dans les villages au profit de regroupements concentrés ou tout simplement de l’école du canton qui verra ses effectifs augmenter sans pour autant être sûre d’obtenir des postes supplémentaires.L’abandon des écoles en milieu rural entraîne la création d’écoles privées, impulsées parfois par des associations de parents. Il s’agit un peu plus du désengagement de l’état. Nous défendons l’idée d’une école publique de proximité, de qualité assurant la réussite de tous les élèves et l’égalité de l’accès aux savoirs sur tous les territoires. Nous refusons toute conception libérale de la société qui fait de l’école une entreprise et de l’éducation une marchandise et qui sous couvert d’une soi-disant liberté de choix fait le lit des communautarismes et autres élitismes
  • Du côté de la métropole toulousaine, depuis plusieurs années l’augmentation des effectifs a été continue, cette forte progression démographique touchant aussi Montauban.  Les chiffres des prévisions ont été souvent dépassés. Dans les départements de la Haute Garonne et du Tarn et Garonne le taux d’encadrement est particulièrement dégradé et les conditions de travail sont difficiles. La politique est de remplir toujours plus les écoles, collèges et lycées. Dans certaines écoles, les préfabriqués envahissent peu à peu la cour, laissant de moins en moins d’espace pour les jeux des enfants. Dans les lycées de la périphérie toulousaine, les classes de lycées sont à 36 élèves, et en maternelle, le seuil indicateur en Haute Garonne est fixé à 32 élèves ! Le chiffre le plus élevé au niveau national.
  • – Dans le 1°degré, le manque de postes conjugué avec la mesure des CP et CE1 à 12 aboutit à la pénurie de remplaçants. Lorsqu’un enseignant est absent, les élèves sont répartis dans les autres classes, ce qui peut aboutir à des classes de plus de 40 élèves, ce qui est ingérable. Les « CP à 12 » ont un effet trompeur auprès de l’opinion publique qui peut croire à un effort sans précédent du gouvernement. Or,  cette mesure n’est pas financée et se met en place par une suppression massive des postes de « Plus de Maîtres que de classe » et en prenant sur les moyens de remplacement, de formation voire d’ouverture de classe. Cette mesure se heurte de plus aux problèmes des locaux.  En cette rentrée, le dédoublement des CP et CE1 s’étend aux REP et à d’autres départements
  • Autre conséquence du manque de postes : l’augmentation de la précarité : d’après le rapport de la cour des comptes, celle-ci a augmenté de 30 % dans l’académie pour les enseignants non titulaires ; fait nouveau, le 1° degré est aussi concerné. Ces collègues connaissent des conditions de travail particulièrement dégradées (ex:remise en cause du paiement des vacances scolaires, le Rectorat invoquant une lecture extrêmement restrictive des textes de 2016

Gestion  des élèves en situation de handicap : une urgence revaloriser les personnels

D’’après les chiffres du Rectorat, 16 500 élèves sont  en situation de handicap dans l’académie.

D’après le Rectorat, 10 % des élèves notifiés n’ont pas de solution, ce qui veut dire encore beaucoup de familles dans la difficulté. L’accompagnement par des AESH concerne aujourd’hui plus de 10 000 élèves représentant 61 % des élèves handicapés, Nous connaissons les conditions d’extrême précarité de ces personnels. La CGT Educ’action s’engage pour faire avancer leurs droits, faire reconnaître et revaloriser ce métier. Elle a impulsé une pétition signée massivement.

Mais l’inclusion scolaire à tout prix pose aussi d’autres problèmes :

  • Le traitement de la difficulté scolaire de plus en plus assimilée à un handicap et individualisée, et ce alors que les RASED sont démantelés
  • Comment mettre en place une inclusion satisfaisante dans les conditions actuelles de classe (classes surchargées) ?
  • Le transfert de moyens des structures médicales, au détriment de la prise en charge des élèves pose aussi question

Pressions accrues sur les personnels

L’absence de moyens se traduit par des pressions sur les personnels pour leur faire accepter les conditions de travail et par  de l’autoritarisme. Nous pouvons citer :

  • . Le refus des temps partiels sur autorisation
  • Les pressions pour faire accepter les heures supplémentaires et les conditions de travail dégradées
  • Des  personnels malmenés : la rentrée 2018 est particulièrement dure pour les TZR !
  • L’application du PPCR est aussi source de souffrance et de mal être

Élections pro : je vote CGT !

Au moment où les réformes libérales et l’austérité mettent à mal les services publics et le service public d’éducation en particulier, le vote des personnels prend un sens particulier !

Consultez la liste CTA et la-profession de foi CTA de la CGT éduc’action

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *