Casse du statut des fonctionnaires : toutes et tous concernés.

Le projet du gouvernement et du MEDEF contre le statut des fonctionnaires et des cheminots, contre les services publics, reprend la même logique que les ordonnances contre le droit du travail, qui ont déjà des conséquences concrètes dans les entreprises.

Dire que les fonctionnaires ou les cheminots sont  fainéants, coûteux, archaïques… sert à livrer des missions de service public aux intérêts privés. Mais les intérêts privés ne sont conditionnés qu’aux logiques de performance et de rendement,  à la recherche du profit maximal, et tout cela au détriment de l’intérêt général ! Les exemples déjà en œuvre sont nombreux : les autoroutes, la poste, les télécommunications, le secteur de l’eau, du logement et de l’énergie. Si nous ne luttons pas c’est désormais le tour des missions et des agents de la fonction publique, des cheminot.es….

Les politiques menées de baisse des effectifs, de réduction des accueils physique, du tout internet, de manque d’investissements participent à la dégradation de l’offre de service public et servent de prétexte pour affirmer qu’ils ne fonctionnent pas.

Vu la violence des attaques contre les droits des salariés et des citoyens, de nombreuses grèves ont lieu dans le secteur privé ou public. Les luttes sectorielles telles celles des EHPAD, des travailleurs sociaux, de l’Éducation Nationale, de l’enseignement supérieur et secondaire, ATSEM, de l’ONF, des pénitentiaires, des salarié.es du commerce, des agents des services publics ou des transports, les étudiant.es et les personnels des Universités, donnent l’espoir d’une convergence de lutte.
Services publics, emplois, statut, salaires, retraite, instances représentatives du personnel,  Macron veut tout casser : il faut une CONVERGENCE DES  LUTTES.

Le statut des cheminots n’est pas responsable de la dette et des dysfonctionnements.

Les déficits et  pannes à répétition sont le résultat des politiques de baisse des moyens en personnel et en investissements au profit du rapport à court terme et du tout TGV : la direction de la SNCF déjà engagée dans la concurrence, y compris avec ses propres filiales, veut dépecer une entreprise de service public  au détriment des usagers et des personnels donc de l’intérêt général. Les cheminots défendent leur statut, ils défendent aussi le nôtre.

CAP 2022 : Les menaces sur la Fonction Publique = Casse du statut général.

Le gouvernement propose ni plus ni moins que l’ « Abandon de certaines missions » au bénéfice du privé.

Il attaque le statut avec quatre chantiers (de démolition ?) :

– Plus de contractuel·les en lieu et place des titulaires = précarisation de l’ensemble des personnels, non titulaires et titulaires

–  Généralisation du salaire « au mérite » = augmentation d’une minorité, selon le bon vouloir des chefs, au détriment de la  progression de salaire d’une large majorité.

Suppression des CHSCT et réduction des champs de compétences des commissions paritaires = absence des représentant·es  élu·es des personnels sur les mutations, les promotions, congés formation = personnels soumis à l’arbitraire de l’administration

– Mise en place des « plans collectifs de départ volontaires ». « Chasse » aux collègues usés, malades de leurs conditions de travail et de la  dégradation des services publics  et des conditions de travail de celles et ceux qui restent.

Les réformes de l’Éducation Nationale : une même logique !

Les réformes du lycée, de la voie professionnelle, de l’orientation, du bac et Parcoursup organise le tri social dans l’ensemble du parcours scolaire et universitaire par la généralisation de la sélection et la remise en cause des diplômes nationaux.

La baisse du nombre d’heures d’enseignement pour les élèves est le principal levier pour supprimer des dizaines de milliers de postes d’enseignement.

Pour tous les personnels, cela entraînera une charge de travail accrue et c’est un pas de plus vers l’annualisation du temps de travail.

Mais à quoi sert l’argent public ?

Les cadeaux fiscaux avec nos impôts se transforment en suppressions d’emplois…
Depuis 2013, plus de 70 milliards d’€ d’argent public ont été offerts par l’État aux entreprises, sans contrepartie et sans créer d’emplois.

CARREFOUR ➯ 400 millions de CICE et 4400 suppressions d’emplois en 2017
CASTORAMA ➯ 44 millions de CICE et 446 suppressions d’emplois en 2017
CONFORAMA ➯ 39,3 millions de CICE, 3 PSE et 445 suppressions d’emplois depuis 2014
FORD➯ 1.000 emplois menacés…

La liste n’est pas exhaustive !

Coût exorbitant du CICE : 20 milliards d’euros par an ! Vous rajoutez les 200 milliards d’aides publiques et d’exonérations pour les entreprises, les 80 milliards d’évasions (optimisations ?) fiscales… On peut se questionner sur la dette publique !

Pour celles et ceux qui sont très jeunes ou qui sont amnésiques, vous pouvez regarder :

Privatisation des services publics : souvenons-nous !

 

 

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