Bac Pro GA et filière tertiaire : sujet d’expérimentation pour les « docteurs folamour » du ministère.

Le 6 février 2018, la CGT Educ’Action de l’académie de Toulouse était reçue à sa demande, sur la question des suppressions de places (une centaine) dans les filières GA dès la rentrée prochaine.

Il s’agit en fait d’une orientation nationale du Ministère qui prévoie la suppression de 50 % de la capacité d’accueil dans cette filière au prétexte d’une mauvaise insertion professionnelle.

Le Bac pro GA a été créé suite au regroupement des filières secrétariat et comptabilité et l’argument utilisé à l’époque était justement la non insertion professionnelle.

En outre, le Bac pro GA construit autour des compétences a demandé un énorme travail de formation et d’investissement aux collègues avec des conséquences souvent douloureuses tant cette réforme a été chronophage et source de stress dans les équipes pédagogiques.

Pour autant la finalité n’a jamais été claire et cette réforme a abouti à une déprofessionnalisation de la formation.

Or, aujourd’hui, le ministère prononce unilatéralement l’échec de cette formation, toujours au nom de cette même absence d’insertion professionnelle. Sur quelles études se fonde le ministère, sur quels chiffres ? Nous n’avons pas de réponse.

L’impact sur les personnels est énorme. Aucune information ne leur a été adressée pour les informer du risque de perte de poste et des mesures envisagées. D’ailleurs rien n’est actuellement prévu puisque le rectorat « réfléchit » !

La CGT Educ’action dénonce des décisions prises dans la précipitation, sans prise en compte ni des situations des établissements, ni de celles des collègues.

Si le rectorat annonce vouloir accompagner les collègues, il serait bien qu’il prenne le temps de savoir où les collègues en question souhaitent aller !

Fac à une situation exceptionnelle du seul fait du ministère, nous exigeons des moyens tout aussi exceptionnels pour permettre à tou-tes les collègues de la discipline de poursuivre leur activité professionnelle avec le minimum d’impact sur leur vie personnelle, dans les conditions de leur choix et de bénéficier, dans ce cadre, de tous les dispositifs nécessaires, notamment par la mise en place de formations spécifiques, en sus du contingent annuel des CFP, et répondant aux demandes des collègues. C’est le sens du courrier adressé par la Cgt Educ’action Toulouse le 22 mars dernier.

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